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Commentaire d'une lectrice Amazon

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Gwenaëlle Albertini (Rédacteur)4/5                                                           « Imaginez que le monde tel que vous le connaissez disparaisse cette nuit et que vous soyez l'un des élus chargés de le recréer en partie. Super challenge? Défi trop grand pour être relevé? Merveilleux moyen d'exprimer votre toute puissance?Tel est le point de départ de ce roman dont je découvre l'auteur et l'esprit créatif.L'histoire débute à New York en 2033 de notre ère ou plutôt de la cinquième circonvolution de l'Homme.Julien est un architecte de talent qui a hérité de son père le talent de créer des immeubles inspirés et inspirants, de sa mère le goût pour les légendes et le merveilleux.Lorsqu'on lui annonce qu'il est l'un des Cinq pères fondateurs choisis par le Créateur pour recréer entièrement une partie de l'humanité amenée à disparaître cette nuit même, il endosse sa mission sans arrogance mais avec autant de bonté que de clairvoyance.Des règles lui sont édictées par le messager du tout puissant. Parmi elles, une règle fondamentale, le bien ne peut exister sans le mal.Ce premier tome d'une série qui s'annonce passionnante pose les bases de cet univers à durée limitée 2333 ans. Il y a donc au départ quelques longueurs nécessaires pour présenter les peuples et leurs particularités, un embryon de gouvernement et d'idée directrice. Ceci dit, la plume de l'auteur est légère et permet de ne pas se perdre dans une longue énumération. Et si certaines descriptions d'ordre architecturale m'ont semblé un peu trop développées (n'oublions pas que le personnage principal est un architecte de vocation), d'autres laissent sans voix en imaginant la beauté des lieux décrits, entre endroits réels, posés comme des jalons du passé des autres humains et créations démiurges.Revenons aux raisons pour lesquelles j'ai aimé ce livre.Tout d'abord, l'originalité de son histoire. On est entre une fantasy et une dystopie, à connotation religieuse. Et si au départ, on semble tout droit plonger en plein livre de la Genèse ou dans une tendance judéo-chrétienne, on perçoit rapidement des détours vers d'autres croyances qui enrichissent la réflexion. Mais on est loin de la croyance aveugle. Même les modèles peuvent faillir et les hommes évoluer malgré eux.La magie est présente, mais elle ne peut pas se substituer aux valeurs de bonté et d'équilibre que tous doivent défendre. C'est donc aussi une fable humaniste où la mort, animale ou humaine, est traitée comme un événement marquant et non négligeable.Mais dans la deuxième partie, l'intrigue se recentre sur Audin et ses compagnons. Ils sont en proie à une lutte qu'ils n'attendaient pas si précoce et qui pourrait remettre en cause tout l'équilibre dûment pensé de cette partie du monde.Le récit se rapproche alors davantage de l'épopée fantastique avec ses créatures étranges, ses enchantements et ses sentiments forts, du sens absolu du sacrifice à la veule trahison. Tous les codes se retrouvent, mais ils sont mis en perspective dans toute l'aventure de cette évolution du monde.Ce récit m'a également séduite parce que, quoi que destiné de prime abord à un public adolescent et jeune adulte, il ne se résume pas à une série d'aventure, mais ouvre aussi à des réflexions profondes, que l'on peut mener à tout âge. Le groupe prévaut-il sur l'individu? La loi doit-elle toujours être suivie ou peut-on l'enfreindre pour une juste cause? Influer le cours des choses pour éviter une catastrophe est-il une bénédiction ou une malédiction?Que l'on se rassure, aucun devoir sur table n'attend le lecteur pour traiter de tel ou tel sujet, mais il est plus qu'agréable de voir sa conscience sollicitée et de pouvoir si on le souhaite, prendre un peu de hauteur.Mais parce que cet opus est conçu comme le premier tome d'une série et que le monde est encore jeune, il s'achève sur une quête résolue, mais de nombreuses autres perspectives que j'ai hâte de découvrir dans la suite de ce récit.La preuve, si besoin était, que l'auteur a su nous placer dans les conditions favorables à l'attente. »

Rafale (Wordpresse)

Tout semble se passer et se dérouler très simplement, sans embûche. Audin, alias Julien, accepte très vite que son monde ait disparu, et qu’il ait été choisi pour en reconstruire un nouveau ; il épouse parfaitement son rôle et nous découvrons au fur et à mesure les bases de son continent. Seulement, le monde ne peux pas être aussi idyllique que ce que laissent paraître les premiers chapitres. Tout ne peux être pour le mieux dans le meilleur des mondes et le lecteur suit l’évolution de civilisations initialement vierges du mal, jusqu’à l’apparition de l’orgueil, de la violence et de l’attrait du pouvoir.Si on peut avoir l’impression que l’histoire se repose sur les fondements d’une seule religion (je ne vais en citer aucune), ce n’est pas du tout le cas. En effet, l’auteur, au travers du Grand Architecte, mélange les religions, mythes et croyances qui existent ou ont existé aux quatre coins du monde pour développer cette nouvelle circonvolution. ...Outre l’histoire en elle-même, ce roman est impressionnant car il agit comme une réelle prise de conscience, un peu comme le but d’une dystopie (Divergente, Le Passeur …). Ici, au lieu de vouloir réparer le monde, on nous redonne une chance de commencer à zéro.Les derniers chapitres m’ont vraiment happée, les actions s’enchaînaient sur plusieurs tableaux, le lecteur est complètement impliqué, et d’autres personnages qu’Audin prennent le devant de la scène et gagnent en importance. J’ai vraiment hâte de lire la suite pour voir comment la situation va évoluer, et si Audin, aidé de son jeune oracle Matthew, vont réussir à rééquilibrer leur monde.